Les victoires des pilotes et coureurs privés BUGATTI ont très nettement contribué au mythe de la marque. Les succès des pilotes au volant de BUGATTI lors de courses internationales fondent encore aujourd’hui la gloire de la marque française.
De 1924 à 1926, « Meo » Costantini faisait partie de l’écurie de l’usine. Ensuite, il prit la direction de l’écurie jusqu’en 1935. Costantini résida pendant presque toute sa carrière chez BUGATTI à l’Hostellerie du Pur Sang, qui était normalement un hébergement pour les clients. L’Italien avait une très grande relation de confiance avec le patron Ettore qu’il était un des seuls à tutoyer. Avant de travailler pour BUGATTI, en 1920-1921 déjà, Costantini rencontrait le succès sur une Brescia privée. En 1925 et 1926, il remporta la Targa Florio pour BUGATTI et la même année le Grand Prix d’Espagne. Il mourut d’un cancer des poumons en 1941.
Aucun autre pilote que Louis Chiron n’est autant lié au nom BUGATTI. A partir de 1925, Chiron participa à des courses en Europe pour BUGATTI en tant que coureur privé ; à partir de 1927, il fit partie de l’écurie et devint rapidement le numéro un. Il remporta pratiquement tous les Grands Prix majeurs pour la marque, comme par exemple le Grand Prix de Monaco, à domicile, en 1931 sur une Type 51. Il gagna également les courses de côte. Ainsi, il remporta en 1929 la course « Klausenrennen » sur une Type 45, 16 cylindres. Après la période passée chez BUGATTI, il fonda en 1933 l’écurie CC avec Rudolf Caracciola. Il disputa son ultime Grand Prix à l’âge de 56 ans à Monaco.
Originaire de Nice, René Dreyfus débuta sa carrière sur une Brescia privée. Soutenu par l’agent commercial BUGATTI à Nice, Ernest Friederich, Dreyfus courut sur Type 37A en 1927 et 1928. En 1930, alors pilote privé, il remporta le Grand Prix de Monaco avec une Type 35B contre l’écurie de l’usine. Dreyfus devint célèbre. Mais cette victoire ne réjouissait absolument pas Ettore Bugatti puisque Dreyfus avait travaillé avec d’autres fournisseurs que l’usine BUGATTI. En 1932 seulement, il put intégrer l’écurie, le délai d’attente fut la punition en réponse à sa victoire inopportune. En 1934, il remporta le Grand Prix de Belgique sur une Type 59, la dernière victoire en Grand Prix pour BUGATTI du reste.
Nombres de ces pilotes ont fait leurs débuts au volant d’une BUGATTI, une marque réputée pour proposer à une clientèle aisée des voitures de course alliant performances exceptionnelles et fortes chances de succès.




